Thérèse et la chèvre

A 13 heure direct sur notre page FB, lecture de Dorothée Thébert et Fanny Brunet...

Thérèse et La Chèvre 

 

Description 

 

Thérèse et La Chèvre est un objet littéraire qui conçoit l’espace du livre comme une mise en scène.  

Il prend comme point de départ un souvenir de l’auteure : un jour, à l’âge de dix ans, ses parents l’ont emmené au cinéma, ce qui était plutôt exceptionnel. Elle y a vu l’un à la suite de l’autre Thérèse d’Alain Cavalier et La Chèvre de Francis Veber. Le portrait d’une sainte et une comédie avec un idiot maladroit. La superposition de ces deux films a eu sur elle l’effet d’un choc esthétique qui lui permet ici de parler de sa pratique artistique, elle aussi tiraillée entre deux mouvements contradictoires : d’un côté l’envie de trouver un langage sincère, authentique pour susciter des émotions qui émaneraient d’une forme très construite, de l’autre un certain attrait pour l’imprévisible, le flou, la recherche d’humour et de légèreté. Dans l’espace du livre, ces deux opposés se font face. Le récit de l’anecdote et les souvenirs qui en découlent se retrouvent sur la page de gauche. A droite, le scénario d’une possible performance qui mettrait en jeu un corps, à la fois Thérèse et à la fois Chèvre. 

La mise en scène publique du texte est une lecture à deux voix avec la comédienne Fanny Brunet et l’autrice.  

 

Biographie de l’auteure 

 

Dorothée Thébert est photographe de formation et travaille essentiellement dans le champ de la photographie de scène. En 2009, elle achève un master à l’École Cantonale d'Art du Valais (Ecav), qui la conduit vers un autre champ d’intérêt qu’est celui de la mise en scène et de la performance. Elle développe alors, seule ou avec la complicité de son mari Filippo Filliger, des créations qu’elle conçoit de l’écriture à la réalisation.  

Depuis lors, elle a contacté des polissons sous chiffre, proposé à un danseur moderne de mettre un tutu et remonter sur scène à 58 ans, réfléchi au rapport entre effeuillage et confession, mis en scène un bal dans un kiosque à musique, hypnotisé une comédienne le temps d’une représentation, fait défiler l’élite intellectuelle qui a ébauché les utopies du vingtième siècle entre deux saunas, perdu le gouvernail, tenté de rapprocher Thérèse d’Alain Cavalier et La Chèvre de Francis Veber pour parler de sa pratique artistique, voyagé à Lampedusa pour comprendre la fabrication de la frontière et présenté les travaux qui en découlent dans différents théâtres romands et espaces d’art contemporain. 

En achevant son master pour la seconde fois à l’Ecav en 2016, elle découvre que le livre est un espace où la mise en scène est aussi possible. Elle développe un nouvel intérêt pour l’écriture littéraire. Dans cet élan, elle participe à la Bibliothèque des femmes, un projet d’écriture collective de Julie Gilbert, pour lequel elle dresse le portrait de Audre Lorde, poétesse américaine.